Règles et contraintes religieuses

Les investisseurs de religion musulmane doivent suivre un certain nombre de règles dans leur vie quotidienne. Celles-ci sont applicables également dans le secteur financier, qu’il s’agisse de la banque de détail, de la banque privée ou de la banque d’investissement.

La Chari’a est le code de conduite islamique qui doit être suivi par les musulmans et qui est établi à l’aide des méthodes explicitées ci-dessous.

« Fiqh », qui signifie jurisprudence, représente l’extraction des règles à partir des sources de la Chari’a que sont :

  • Le Coran (Al-Quran) ;
  • Les Sunna qui se réfèrent aux enseignements et aux pratiques du Prophète Mohammed et aux interprétations du Coran.
  • Al-Jima qui représente le consensus des sages.

Les restrictions imposées par ces règles et applicables aux produits financiers sont de plusieurs natures(1) :

  • Le paiement et la perception d’intérêts sont prohibés (Riba). L’usure est donc prohibée.
  • Les produits étant par nature spéculatifs ou dont les flux sont incertains et qui introduisent de l’incertitude (Gharar) sont prohibés. Cette règle de base exclue donc l’utilisation des produits dérivés par les musulmans et tout spécialement les futures, les options et les transactions de type forward.
  • Les jeux de hasard et les paris (Maisir) sont formellement interdits (Qimar).
  • Les investissements dans des sociétés considérées comme non éthiques (tabac, casinos, industrie du sexe) sont prohibées (Haram).

Les produits dits « islamiques » doivent donc se plier à toutes ces règles.

En outre, afin de s’assurer que les produits financiers qu’elles émettent soient conformes au Coran, les banques doivent faire appel à un Chari’a board ou comité Chari’a.

Celui-ci est constitué de spécialistes des questions islamistes et sont chargés d’approuver les produits en leur apposant un certificat de conformité.


(1) Source : Abdel Maoula Chaar, La finance islamique à la française, 2008, Secure finance.

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